Les secteurs qui recrutent en 2014

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Malgré le contexte de crise, certains secteurs continuent de recruter, mais les métiers subissent de profondes mutations. Zoom sur les secteurs et les métiers porteurs en 2014.

La banque reste un des principaux pourvoyeurs d’emplois avec 367.000 salariés à travers la France. Les métiers commerciaux (chargé d’accueil clientèle, chargé de clientèle particuliers) dominent avec 62 % des embauches, pour des postes aux qualifications plus élevées. Si les bac + 2/3 représentent toujours 50 % des recrutements, en 2013, la part des bac + 4/5 augmente pour atteindre 40 % des nouveaux employés.

Le secteur de l’informatique et des technologies de l’information aussi est un gros employeur, car les technologies nouvelles comme le Cloud computing ou le Big data imposent la recherche d’ingénieurs, de développeurs, d’administrateurs de plateforme Cloud, de data scientists.

La filière aéronautique aussi recrute, puisque les entreprises aéronautiques, spatiales, de défense et de sécurité ont été à l’origine de 13 000 embauches en 2013, et en prévoient 10 000 de plus en 2014. Les ingénieurs (ingénieurs réseaux, architectes réseaux, ingénieurs composite) et les cadres sont très demandés, depuis la recherche jusqu’à la production. La proportion de jeunes diplômés est forte (23 % sur les trois dernières années) avec une préférence pour l’alternance (9 000 contrats d’apprentissage et de professionnalisation prévus).

Dans le monde de l’industrie en général, même si les embauches sont en baisse, les ingénieurs et managers sont très prisés, en particulier dans les domaines de la qualité, l’hygiène, la sécurité et l’environnement. Plusieurs branches (électronique, nucléaire, automobile, énergie, métallurgie, industrie ferroviaire, industrie mécanique, industrie pharmaceutique) connaissent des tensions pour dénicher des profils expérimentés en recherche, conception.

Les cadres commerciaux aussi ont la cote, surtout avec une double compétence technique et commerciale, mais les entreprises sollicitent aussi des spécialistes en supply chain et en achats.

Dans la santé, des médecins coordonnateurs sont demandés pour gérer le planning des soins et les finances.

Enfin, des métiers émergent, comme les ingénieurs bio-informaticiens ou les ingénieurs en nanotechnologies.

Pour en savoir plus sur les secteurs porteurs pour l’emploi, vous pouvez visiter ce site : http://emploi.francetv.fr/secteurs-porteurs

Qu’en est-il de l’insertion des jeunes diplômés dans le monde du travail ?

Les jeunes diplômés sont déclassés sur le marché du travail actuel, selon le dernier rapport du Centre d’études et de recherches sur les qualifications (Céreq), basé sur vingt années d’analyse du marché concernant l’insertion des jeunes en France.

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Entre 1992 et 2010, le centre a suivi l’entrée dans la vie active de six générations de jeunes diplômés des années 1992, 1998, 2001, 2004, 2007 et 2010. Une enquête a ensuite été faite auprès de chaque groupe au bout de quelques années sur le marché du travail (trois ans, cinq, sept, et jusqu’à dix ans).

Et le constat est là : ces dernières années, le nombre de jeunes du niveau Bac +5 qui rencontrent des difficultés à décrocher un poste correspondant à leur niveau de diplôme augmente. Arrivés au moment de la crise, non seulement ils se placent moins bien et moins rapidement, mais gagnent moins que les générations précédentes.

Si l’on compare les générations d’actifs 1998 et 2004, par exemple, on constate que les aînés qui possédaient une licence pouvaient prétendre à une position de cadre, alors que leurs benjamins sont moins nombreux à avoir cette chance. En 2004, 80 % des sortants des écoles de commerce ont dû attendre sept ans avant d’accéder à un poste de cadre contre 90 % pour la génération 1998.

Force est de conclure que le mode d’insertion des diplômés a changé. Outre une période de prospection rallongée, ils doivent souvent enchaîner les petits boulots et CDD avant d’obtenir un CDI. Ainsi, 20 % des titulaires d’un M1 de la génération 2004 passent en moyenne trois ans en CDD, soit +6 % par rapport à ceux de 1998.

Par ailleurs, ces dernières années, la rémunération moyenne des sortants des écoles de commerce et ingénieurs a baissé. En 2004, elle se situe à 1 900 € mensuels après trois ans d’activité quand elle atteignait 2 010 € en 1998. L’augmentation non plus ne s’est pas faite au même rythme : les +20 % enregistrés en quatre ans pour la génération 1998 est passée à 11 ù seulement pour celle de 2004.

De leur côté, les jeunes actifs titulaires d’un diplôme bac +2 et bac+3 s’en sortent mieux. Pour la génération 2007, ils ne sont ainsi « que » 20 % à être déclassés chez les Bac + 3, contre plus de 30 % chez les Bac + 5.

De là pour les jeunes à conclure que faire de longues études ne fait plus recette, il n’y a qu’un pas que les sociologues ne veulent pas franchir. D’une part, le diplôme reste toujours une protection efficace contre le chômage. Pour preuve, le taux de chômage chez les diplômés est resté stable entre 1998 et 2004 alors qu’il a enregistré un boum dans les catégories des non-diplômés et diplômés du secondaire.

De l’autre, même si le processus d’insertion professionnelle est plus long, la situation ne dure pas ; de manière générale, au bout de trois ans, le pourcentage de jeunes sortis en 2004 avec un bac +5 ayant trouvé un emploi dépasse 90 %.

Pour plus de statistiques sur l’emploi, rendez-vous sur le site de l’Insee.

Quelle est la période propice pour trouver un emploi ?

En matière de recherche d’emploi, il existe une saisonnalité, et certaines périodes sont plus fastes que d’autres. Quand lancer sa prospection ou effectuer ses relances pour avoir le plus de chances ?

Le début de l’année est la période plus propice, plus précisément de février à juin. En effet, les budgets pour l’année étant définis en décembre de l’année précédente, les recrutements commencent vers février et s’étalent sur cinq mois. Les embauches sont destinées la plupart du temps à pourvoir des postes nouvellement créés.

L’été, généralement synonyme de ralentissement global des activités, est perçu à tort comme une période défavorable pour les demandeurs d’emploi. En effet, la concurrence est aussi moins intense, ce qui signifie que c’est le moment de décrocher des missions en intérim pour remplacer des personnes parties en congés ou un CDD, cet emploi temporaire pouvant se transformer par la suite en CDI

Par ailleurs, les dirigeants et recruteurs sont moins sollicités en juillet-août, et peuvent être plus enclins à rencontrer des candidats ou à étudier à tête reposée les candidatures reçues les semaines précédentes en vue d’un démarrage à la rentrée scolaire. Il ne faut pas hésiter à envoyer des candidatures spontanées suivies d’un appel pour essayer d’obtenir un entretien.

L’automne peut également être porteur, une fois que tous les recruteurs sont tous revenus de vacances. Avant la mi-septembre, les équipes ne sont pas toujours au complet, donc joindre les interlocuteurs concernés au téléphone pour demander des nouvelles de sa candidature risque de poser des difficultés. Mieux vaut concentrer ses efforts sur les dix semaines qui séparent le début de la saison à la fin du mois de novembre.

La période la moins opportune est la fin d’année et le mois de janvier. D’une part, dès les premiers jours de décembre, tout le monde est dans l’ambiance des fêtes de Noël et du Nouvel An. De plus, c’est le moment où les entreprises arrêtent leurs comptes et travaillent sur le budget de l’année à venir ; les embauches sont donc interrompues, et ne reprennent que vers la mi-janvier.

Néanmoins, il faut également garder à l’esprit que les différents secteurs ont leurs spécificités. Pour ne rater aucune opportunité, quand on soumet sa candidature, il est indispensable de rester constamment à l’affût, quel que soit le moment. Sur les sites d’annonces emploi, par exemple, des outils permettent l’envoi d’une alerte en cas d’offre intéressante par rapport à son profil et ses attentes.

L’emploi cadre rattrapé par la crise

Jusqu’ici caractérisé par un chômage relativement bas, l’emploi cadre n’est plus épargné par la crise.

10 % d’embauches en moins pour les cadres en 2013

Les chiffres de l’Apec (Association pour l’emploi des cadres) parlent d’eux-mêmes. En 2013, même si le secteur reste créateur d’emplois avec 15 000 nouveaux postes, les recrutements de cadres ont accusé un repli de 10 %.

Seulement 163 500 personnes ont été embauchées, contre plus de 200 000 durant les années fastes (2006 à 2008). De plus, le nombre de propositions d’emploi collectées a connu une forte baisse (avec un record historique en novembre avec 50 000 offres) qui reflète l’attentisme des entreprises.

En même temps, bien que toujours inférieur aux 10,9 % pour l’ensemble de la population active, le taux de chômage a augmenté, passant de 3,8 à 4,2 % au cours des deux dernières années.

Les extrêmes sont les principales victimes de la crise

Les cadres ayant entre une à cinq années d’expérience subissent le plus fortement la crise. En 2013, sur 180.000 jeunes diplômés à bac + 4 et 5, seuls 37 000 ont décroché un CDI, ce qui représente 4 % de moins qu’en 2012. Les seniors ayant plus de quinze ans d’expérience aussi ne représentent que 10 % des embauches prévues.

Les mieux lotis sont les cadres possédant dix ans d’expérience, qui concernent 50 % des recrutements.

Les perspectives 2014-2016 pour le marché de l’emploi cadre

La répartition des embauches sera hétérogène entre les différents secteurs pour un emploi à Rennes. La majorité (60 %) concernera toujours les métiers du commercial, de l’informatique et de la R&D, mais le secteur des services connaîtra la progression la plus importante avec près de 117 500 embauches, soit 70 % du total. Cette forte progression sera notamment soutenue par les nouvelles technologies (33 500 à 36 800 nouveaux jobs attendus).

La relance pour les cols blancs devrait intervenir en 2016, estime l’Apec. Les 216 000 recrutements qu’elle prévoit se basent sur les perspectives de croissance économique et l’accélération du rythme des départs en retraite.

Pour aller plus loin :
http://www.oecd.org/fr/els/emp/incidencedelacriseeconomiquesurlemploietlechomagedanslespaysdelocde.htm
http://www.jobintree.com/emploi/rennes-35
http://www.lefigaro.fr/emploi/2014/02/14/09005-20140214ARTFIG00008-l-emploi-cadre-a-ete-rattrape-par-la-crise.php

 

 

Qu’en est-il de l’emploi à Marseille ?

Le marché du travail à Marseille est caractérisé par une grande opacité. En début d’année, ses défaillances ont fait l’objet d’un article du quotidien Le Monde. Néanmoins, des solutions existent.

Pour comprendre le fonctionnement du secteur, il faut savoir que le tissu économique marseillais se compose pour une très large part de Très Petites Entreprises. Et une des caractéristiques de ces structures est que l’entrepreneur possède rarement toutes les compétences du parfait dirigeant, notamment en matière de gestion des ressources humaines.

Résultat, le capital humain est géré sans professionnalisme. Aucune prévision n’est établie pour les besoins en compétences, même à court terme, et lorsque la main d’œuvre est requise, le recrutement est effectué sans formalisme : absence de diffusion d’offres d’emploi, des postes pourvus uniquement par le biais des réseaux personnels et professionnels, et aucun processus établi pour l’accueil et l’intégration des nouveaux arrivants.

Les conséquences sont un taux de rotation très élevé des salariés, dont les employeurs déplorent l’inadaptation tandis que les intermédiaires, dont les conseillers de Pôle emploi, sont accusés d’incompétence.
Dans le but de réduire significativement cette opacité qui affecte autant les entreprises que les demandeurs d’emploi, un effort doit être fourni par tous les acteurs du marché.

Du côté des acteurs publics et consulaires du territoire, des moyens doivent être déployés pour apporter l’assistance aux Très Petites Entreprises depuis la définition et la formalisation de leurs besoins jusqu’à la mise en place de procédures d’accueil et d’intégration, en passant par des embauches plus efficientes.

Par ailleurs, les petites entreprises doivent bénéficier des politiques d’emploi locales, et malgré l’ampleur et la complexité de la tâche, les professionnels du terrain doivent leur consacrer plus de temps. Pour cela, non seulement des effectifs supplémentaires s’avèrent indispensables, mais leurs compétences en matière de conseil et d’accompagnement des entreprises requièrent un renforcement.

Hors du cadre des qualifications et des procédures, les travailleurs sont pénalisés par les problèmes de mobilité posés par la superficie du territoire marseillais, notamment pour les postes industriels, la majorité des sites de production étant situés dans la périphérie.

De l’autre côté, les entrepreneurs ont intérêt à admettre leurs propres torts en particulier ce processus de recrutement bâclé et à faire confiance aux intermédiaires, qui disposent des capacités qui leur font défaut, et ont justement la vocation de les accompagner.

De manière générale, le maximum de barrières aux interactions entre l’offre et la demande doit être levé pour diminuer le volume d’offres non pourvues, ou par des candidats peu qualifiés. Aussi, même si le niveau de formation est l’un des plus faibles à travers le pays, la compétence est surtout pratique, et les recruteurs doivent aller au-delà du CV. En favorisant les mises en situation de travail, ils élargissent leur vivier de candidats et permettent à bon nombre de personnes de trouver un emploi à Marseille, luttant ainsi efficacement contre le chômage.

C’est seulement grâce à cette action collective et coordonnée que le marché du travail local pourra fonctionner de manière plus efficace. D’autant que les difficultés ne sont pas l’apanage de la cité phocéenne, pour travailler à Rennes aussi, il faut s’attendre à surmonter certains obstacles.

Leroy Merlin, on voudrait y travailler !

Trouver un emploi qui rend heureux, voilà une ambition partagée par de nombreux salariés alors que les conditions se durcissent dans le monde du travail. Dans ce contexte, certains employeurs se démarquent grâce à leur réputation d’entreprises où il fait bon travailler. C’est notamment le cas de Leroy Merlin, toujours premier en France.

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Le palmarès de l’institut Great Place to Work place Leroy Merlin deuxième, mais l’enseigne de bricolage et d’aménagement de l’habitat reste en tête du classement français pour la sixième fois consécutive.

Lancée par l’expert du conseil aux entreprises pour améliorer les relations sur le lieu de travail, le titre de Best Workplaces récompense les entreprises qui offrent à leurs collaborateurs un environnement de travail propice à leur productivité, mais aussi à leur épanouissement.

L’enquête révèle entre autres l’appréciation du personnel de Leroy Merlin de ses valeurs, sa culture basée sur le partage et la politique de ressources humaines mise en œuvre en conséquence. Des atouts qui lui ont permis de gagner 10 places entre 2007 et 2010, passant de la 12e à la 2e place alors qu’à chaque édition, le nombre d’entreprises participantes est en constante hausse.

Sur les cinq critères sur lesquels ils ont été interrogés (crédibilité, respect, équité, fierté et convivialité), les salariés de Leroy Merlin ont attribué au magasin de bricolage préféré des Français des notes extrêmement élevées. Détails.

La satisfaction commence dès l’entrée dans l’entreprise, puisque 92 % des sondés, tous niveaux hiérarchiques confondus, saluent la qualité de l’accueil des nouveaux arrivants. Par ailleurs, 86 % des collaborateurs sont fiers de parler dans leur entourage de leur appartenance à Leroy Merlin.

Même sur les points qui fâchent généralement, en particulier le management, ils sont tout aussi positifs. La direction se voit gratifier de 86 % de salariés contents de la façon dont elle gère l’entreprise, avec honnêteté et dans le respect des règles éthiques.

Pas de problème de discrimination à déplorer. Selon 90 % des répondants, l’entreprise applique une stratégie de diversité et encourage cet esprit, ce qui favorise le traitement équitable de tous les employés, indépendamment de leur âge, leur genre, leur religion, leur origine ethnique ou leur éventuel handicap. Enfin, 81 % estiment par exemple que les bénéfices de l’entreprise sont équitablement répartis.

Si vous avez envie d’être un des « happy few » qui ont la chance de travailler comme magasinier dans un milieu agréable et motivant, vous savez où postuler pour tenter votre chance !

Le point sur le marché de l’emploi à Bordeaux

Bordeaux est l’une des villes les plus attractives de France, notamment en matière d’emploi. Si vous envisagez de vous y installer, voici l’essentiel à savoir pour préparer votre recherche.

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Un marché dynamique

La zone dite « zone centrale », est particulièrement dynamique, puisque l’INSEE y dénombre 315 557 emplois salariés répartis entre 41 345 entreprises.

Si le taux de chômage est supérieur aux autres bassins d’emploi de la région Aquitaine (7,6 % en fin 2007), le taux d’activité est aussi nettement plus élevé (56,5 %). La répartition des effectifs est assez équilibrée entre les 3 sphères activités (productive, économie résidentielle, publique).

La plus importante est l’économie résidentielle qui regroupe la construction, le commerce, le tourisme, la santé et les services aux particuliers ; les 45 % d’emplois qu’elle représente l’attrait des touristes et de retraités.

Vient ensuite la sphère productive avec 35 % des emplois dans les secteurs industrie, énergie, services aux entreprises, etc. Un chiffre relativement bas au regard des 50 % de postes de la logistique et des services aux entreprises de la région basés à Bordeaux.

Plus logique, grâce à son statut de capitale administrative et militaire, Bordeaux concentre 30 % des emplois dans la sphère publique.

Une demande forte pour une offre concentrée

Du côté des entreprises, le secteur des services est le plus représenté (60 % contre moins de 7 % dans l’industrie). En revanche, les métiers de la communication, du marketing, du RH et autres fonctions de support, qui se retrouvent essentiellement les sièges, souffrent de l’absence de sièges sociaux de grosses entreprises à Bordeaux.

Face à cette offre, la demande est forte, du fait de l’attractivité de Bordeaux, mais aussi à cause d’une population estudiantine importante (65 000 étudiants) qui tire le niveau de qualification vers le haut par rapport au reste de l’Aquitaine. Or, la région est déjà l’un des principaux viviers de cadres et professions intellectuelles supérieures.

Le marché caché de l’emploi à Bordeaux est très développé

Trouver un emploi à Bordeaux dans des domaines variés est donc possible. Toutefois, le marché du travail bordelais a une spécificité : le réseautage y est particulièrement puissant. Cela signifie qu’un fort pourcentage d’offres ne passe pas par les circuits classiques, mais est pourvu uniquement à l’intérieur des réseaux.

Outre une pratique bien ancrée, ce marché « caché » de l’emploi s’explique par un nombre élevé de PME familiales, et peut pénaliser les nouveaux arrivants qui n’ont pas encore de contacts.